D’autres ont quitté leur environnement dans l’espoir de construire un avenir meilleur. Si leur parcours d’exil est toujours différent, ils partagent toutes et tous une même réalité : quitter leurs repères, leurs proches et leur quotidien pour commencer une nouvelle vie en Belgique, un nouveau pays dont ils vont devoir apprivoiser la langue, la culture et les habitudes.
Une partie importante de nos filleuls sont des mineurs étrangers non accompagnés (MENA) : des jeunes arrivés seuls en Belgique, sans leurs parents ni leur entourage proche. Durant leur minorité, ils bénéficient d’un accompagnement spécifique, notamment grâce à un tuteur qui veille au respect de leurs droits et les accompagne dans les grandes étapes de leur parcours.
La plupart sont accueillis dans un centre d’accueil où ils bénéficient d’un accompagnement social, d’un hébergement et d’un soutien dans leurs démarches. Ils vont à l’école, souvent dans des classes d’accueil pour primo-arrivants où ils apprennent le français.
D’autres ont entre 18 et 23 ans et, devenus majeurs, ne bénéficient plus du même niveau d’accompagnement, alors que leurs besoins en termes de repères, de liens sociaux et de soutien restent bien présents.
La plupart de ces jeunes ont introduit une demande de protection internationale, une procédure administrative complexe, dont l’issue est incertaine et qui va durer plusieurs mois. D’autres ont déjà obtenu leur titre de séjour et livrés à eux-mêmes doivent organiser seuls leur nouvelle vie en Belgique.
